Minotaures

Résumé

Catégorie
Photographie
A propos

Les œuvres sont disponibles en trois tirages uniques et signés, (un format par exemplaire)
Avec certificat d’authenticité. Chacune numérotée 1/1 (par exemple 1/1 au format 140 x 100 cm)
Supports possibles : Tirage UV sur Plexiglass, Tirage UV sur Dibond, Tirage pigmentaire sur papier Fine Art

 

Œuvres actuellement exposées à la Galerie Michel Stefanini 2 avenue Pasteur 13890 Mouriès pour l’exposition conjointe avec Claude Viallat  » Taureaux, un mythe une réalité »

Le  Minotaure serait-il le miroir de nos propres agissements ? Illustre-t-il, en divaguant sans fin dans son labyrinthe, l’inquiétante étrangeté de notre humanité ? Ni dieu, ni homme, ni bête,  cet être divergent, additionne, dans une errance sans fin, la somme de nos différences.

Agrégat, chimère, aberration, cet « autre » porte en lui l’entière expression de nos peurs, devenant ainsi l’improbable reflet du coupable parfait. En le supposant seulement animé par ses pulsions instinctives, nous l’accablons de notre ignorance. Porterait-il donc, seul, la responsabilité de nos actes les plus vils ? Ce serait sans doute manipuler nos esprits, que de vouloir nous le faire croire.

Mais, en définitive, quelle intelligence aurait pu s’épanouir dans de telles conditions, quel esprit résisterait à un tel enfermement ? Enfin, quels sacrifices devrions-nous consentir, pour qu’un acte délictueux, tenant simplement à un fil, ne devienne « providentielle » libération ?
Nos labyrinthes seraient-ils donc si complexes… si insolubles, que l’on ne puisse s’en extraire que par la mort ?
Naïvement, en détournant notre regard, nous nous pensons libérés. Nous  élaborons de chimériques paysages. Égarés dans la lumière d’une invisible solitude, nous les pensons réels. Nous dressons, parcelle après parcelle… imperturbables… nos propres labyrinthes, décidément infinis.

« Tous les éléments qui composent ce travail, appartiennent au territoire dans lequel je vis, du plus infime des poils, au plus vaste des ciels, rien ne lui est étranger… et pourtant, chaque « image » procède, je le suppose, de quelque chose d’universel »